Cameroun : un mélange mortel entre tensions ethno-politiques et Facebook

Quelques observateurs auraient pu s'attendre à ce que les réactions à cette tragédie entraînent des propos à caractère ethnique, principalement sur Facebook. Celles-ci étaient dirigées vers les membres de la communauté Bamileke, dont la plupart des victimes semblaient être originaires. Pendant de nombreuses années, le Cameroun a été fier de l'harmonie relative entre les quelque 250 groupes ethniques du pays, dont aucun ne domine au niveau national - une diversité que de nombreux Camerounais considèrent comme une sauvegarde contre la violence communautaire.

Cependant, le Cameroun doit maintenant faire face à une nouvelle réalité. Suite à une élection présidentielle très disputée en 2018, une nouvelle couche de tensions politiques s'est déclenchée, qui a pris une tournure ethnique et a trouvé un redoutable vecteur d'amplification sur les réseaux sociaux.

Parmi les partisans du président de longue date Paul Biya et du principal chef de l'opposition, Maurice Kamto, nombreux sont ceux qui considèrent désormais le conflit politique qui a suivi cette élection comme une compétition pour le pouvoir entre, d'une part, le groupe Bulu de Biya et l'ethnie Beti à laquelle les Bulu s'identifient, ainsi que la communauté Bamileke de Kamto, d'autre part. 

 

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